L’inconscient dans la classe

Intervention de René LAFFITTE à l’IUFM de Montpellier le 17/12/02

Apprendre à lire, écrire et compter est la priorité du métier d’enseignant.

Si les enfants n’apprennent pas, nous avons tendance à penser soit qu’ils sont malades et qu’ils ont besoin de spécialistes et de lieux précis (rééducation), soit qu’on se doit de « soigner » ce que l’on fait (didactique), soit que l’on se préoccupe de ce qui se passe dans la classe : le milieu des enfants.

Au moins trois dimensions déterminent la qualité du milieu :

F    Les techniques ;

F    Le groupe et ses phénomènes (6-7 postures toujours identiques) ;

F    L’inconscient.

Ce qui est intéressant est de se préoccuper des trois.

L’inconscient dans la classe, c’est illusoire de la faire taire. Quand la parole s’arrête, c’est le symptôme qui parle (Dolto). L’inconscient n’est pas tout puissant mais c’est surtout l’énergie, la force, ce qui détermine la plupart de nos actions.

En conséquence, les transferts, la sublimation, les identifications sont la clé de tout apprentissage.

Utiliser des concepts de la psychanalyse pour améliorer le milieu scolaire.

On a l’habitude de penser les relations dans la classe comme duelles : maître – enfant ; enfant – enfant ; maître – groupe ; ...

De manière certaine et continue, cette structure à double relation est facteur de pièges, de régressions, ne serait-ce qu’à partir du système miroir-image. Ce sont les images inconscientes qui déterminent les relations : projections, et identifications.

La PI sert à éviter d’entrer dans cette structure de relation en faisant intervenir la médiation, ce qui empêche la psychanalyse sauvage. Elle crée des institutions et des statuts divers et précis.

Ce qui est éducatif tend à créer de la parole et des échanges, à donner du sens et à poser des repères.

Lecture de la monographie d’Angel ou les 4 L.

L’échange de plaisir peut se situer sur le plan symbolique.

Les motivations sont liées à un besoin et donc dépendent de son objet. Elles sont une impasse car s’appuient sur un comportement conscient. A l’inverse, le désir naît d’un manque, d’une envie de grandir. Il est plus profond que la motivation est concerne la structuration du sujet.

Certaines institutions visent à créer de la motivation (par exemple la monnaie) mais dans une éthique qui conduira les enfants à sublimer leur désir d’apprendre.

Tenir compte de l’inconscient dans sa classe nécessite un dispositif. Pour l’enseignant, formation, théorisation et pratiques de classe vont de pair.

Plutôt que viser la citoyenneté, ne vaudrait-il pas mieux recherche la mitoyenneté à l’aube d’une humanité ?

D’après les notes prises par S. Connac

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