Trois outils pour la personnalisation du travail

Boîte aux lettres, passeport et code des sons

 

En tant qu’enseignant, lorsqu’on a choisi comme dispositif pédagogique de favoriser les moments de travaux individualisés, on permet forcément aux élèves d’une part de ne plus réfléchir autour des mêmes consignes et de s’engager dans des travaux différents et d’autre part de se déplacer afin qui de demander de l’aide ou d’en proposer, qui de récupérer un document utile au respect de la consigne.

Rapidement, de telles libertés conduisent à deux problèmes d’organisation : les files d’enfants en attente près de l’enseignant et en fin de journée un nombre important de documents à corriger.

Des outils comme la boîte aux lettres, le passeport ou le code des sons ont pour intention de proposer une gestion de ce type d’écueils.

 

Le passeport

Il s’agit d’un document distribué à chacun, par exemple une petite fiche cartonnée, sur lequel est indiqué le prénom de l’enfant. Par son intermédiaire, les élèves en besoin (mauvaise compréhension d’une consigne, besoin d’aide, ...) se déplacent et le déposent à côté de la personne qu’ils sollicitent. Celui-ci, enseignant ou élève ressource, dès qu’il est disponible, appelle les enfants à tour de rôle. Pendant le temps d’attente, en plus de ne plus être en situation d’interaction passive, les enfants ont pour consigne de passer à un autre travail, notamment, lorsqu’ils disposent d’un plan de travail.

 

La boîte aux lettres

Parce que proposer à des élèves de travailler de manière individualisée n’est pas toujours guidé par du matériel autocorrectif, parce que toute fiche n’a pas forcément intérêt à être autocorrigée, il arrive souvent que de nombreux écrits et de nombreuses fiches sont à corriger chaque jour. La boîte aux lettres est un endroit dans la classe où les travaux à corriger peuvent être déposés (premier compartiment) et où les fiches corrigées (second compartiment) sont à disposition d’un enfant dont le « métier de classe » est facteur, une responsabilité qui consiste à distribuer le courrier. Ainsi, l’enseignant, au cours des divers petits moments d’attente dans une journée est en mesure de porter son regard sur ces travaux et en même temps de gagner un précieux temps de travail en début de soirée.

 

Le code des sons

La libération de la parole et de l’expression conduit à ce que le niveau sonore de la classe puisse augmenter, parfois jusqu’à perturber la concentration de certains. Pourtant, différents moments ne nécessitent pas la même attention au bruit. C’est pourquoi nous avons choisi d’introduire le « feu des bruits » qui indique la nature du volume de la voix :

En code rouge, c’est le silence parce que chacun doit se concentrer sur une tâche individuelle.

En code orange, tout le monde peut parler en chuchotant : seul le voisin doit entendre la voix.

En code blanc, c’est un moment collectif, c’est un président qui distribue la parole.

En code vert, on peut parler normalement.

Un enfant peut avoir la responsabilité de changer le code quand il le faut.

 

 

Ces trois outils se veulent au service de moments de travaux individualisés dans la classe et permettent aux enfants et aux enseignants de vivre ces situations de travail sans être trop parasités par la multiplicité des parcours empruntés.

 

  1. Connac - 11/02

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