Méthodes naturelles de lecture écriture et programmes de 2008

 

Dans les programmes de 2008

BO No 3 – Juin 2008

Les repères des Méthodes Naturelles de

Lecture Ecriture

L’apprentissage de la lecture passe par le décodage et l’identification de mots et par l’acquisition progressive de connaissances et de compétences nécessaires à la compréhension des textes. (p17)

En MNLE, les élèves font alternativement référence à trois approches complémentaires :

-          la décomposition syllabique pour les mots nouveaux ou peu rencontrés,

-          l’image mnésique – la reconnaissance photographique - pour les mots ou groupèmes[1] qui nous sont fréquents et familiers

-          le contexte dans lequel l’écrit est proposé.

Le code alphabétique doit faire l’objet d’un travail systématique en début d’année. (p17)

L’appropriation du code est l’une des découvertes présentée en début d’année comme une stratégie à maîtriser pour accéder à la signification. Elle fait l’objet de travaux spécifiques et systématiques, guidés par l’enseignant.

Ces apprentissages s’appuient sur la pratique orale du langage et sur l’acquisition du vocabulaire. (p17)

L’élève acquiert quotidiennement des mots nouveaux. (p17)

Les textes de référence à l’apprentissage de la lecture sont en partie issus du patrimoine de la classe, notamment ce qui se dit lors des « Quoi de neuf ? », réunions coopératives, présentations diverses, sorties enquêtes, correspondance, …

Ils acquièrent du vocabulaire et les connaissances nécessaires pour comprendre les textes qu’ils sont amenés à lire (p17)

Du fait que les supports de lecture proviennent souvent de situations vivantes, le lien entre découverte des textes et signification est constant. Les éléments de vocabulaire se construisent autant par l’intermédiaire des écrits que lors de leurs rencontres in-situ.

Les élèves s’entraînent à déchiffrer et à écrire seul des mots connus. L’articulation entre lecture et écriture est indispensable à cet apprentissage. (p17)

En MNLE, on apprend à lire en même temps qu'on apprend à écrire et inversement. C'est pour cette raison que l'on parle plutôt de l'apprentissage de l'écrilire (ou du lire-écrire). Apprendre à lire donne du sens à l’écriture et écrire permet un transfert réfléchi des compétences construites en lecture. Les premiers écrits des enfants deviendront des supports de lecture pour les camarades, ce qui finalise une partie des activités scolaires.

Des textes plus longs, plus variés, comportant des phrases plus complexes, sont progressivement proposés aux élèves. (p17)

Les supports de lecture des enfants varient tous les jours : textes de références, comptes-rendus de sorties, retranscription de présentations orales, lettres de correspondants, articles de journaux ou de revues, extraits d’œuvres de littérature, recettes, règles d’activités physiques, chants, poèmes, notices de bricolages, …

L’appui sur un manuel de qualité est un gage de succès pour cet enseignement délicat. (p17)

Le manuel de la classe est celui que les enfants se constituent progressivement en collectionnant les supports de lecture et d’écriture qu’ils côtoient par l’intermédiaire de la vie de classe. L’enseignant veille à ce que ce manuel propose en même temps des supports variés, nombreux et à la portée cognitive de chaque enfant, ce qui permet à chacun de progresser quel que soit son degré de maîtrise initial.

Les élèves apprennent à rédiger de manière autonome un texte court. (p17)

Par la dynamique de la vie coopérative de la classe, les élèves sont conduits à écrire et corriger de manière autonome plusieurs textes par jour : textes libres, articles pour le journal de classe ou d’école, lettre aux correspondants, comptes-rendus, phrases du jour, … Ces textes peuvent être conséquents.

Ils sont amenés à utiliser l’ordinateur. (p17)

Les postes informatiques de la classe servent à écrire les textes personnels pour qu’ils puissent être communiqués (journal, affiches, mails, …). Ils servent aussi de supports d’activités complémentaires aux situations didactiques, par l’intermédiaire de ressources numériques : « Chouette je lis », Lectra, Abalect, …

Les élèves sont conduits à écrire en respectant les correspondances entre lettres et sons et les règles relatives à la valeur des lettres, à copier sans faute un texte court, et à écrire sans erreur des mots mémorisés. (p18)

Les productions écrites des élèves sont destinées pour la plupart à être communiquées. A ce titre, elles sont naturellement travaillées avec le souci de correction orthographique, grammaticale et syntaxique. Les mots ou groupes de mots qui s’avèrent poser problème font l’objet d’activités spécifiques  et individualisées : chaque élève recopie, mémorise et réécrit correctement les mots lui ayant valu une erreur et apprend progressivement à en maîtriser l’usage.

 

  1. Connac – 11/08

 

[1] Un groupème correspond à une unité de sens. Il peut être composé d’un seul mot (Lucie, jamais, marcher) o e plusieurs (il y a, tout à l’heure, je suis, …). Il y a souvent intérêt à ce que les enfants apprennent à lire et écrire les groupèmes dans leur globalité sémantique.

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