Pédagogie coopérative en maternelle

Toutes les institutions mises en place en élémentaire peuvent également être adaptées à la maternelle.

Quoi de neuf ?

-          Temps conseillé : 10 à 15 minutes (plus si les enfants sont attentifs)

-          Cadence : au choix. Peut se faire tous les jours, deux fois par semaine ou une seule fois par semaine.

-          Groupe : au choix : soit toute la classe soit par demie classe ou petit groupe. L’intérêt d’un groupe moyen à grand : plus d’hétérogénéité donc une aide aux enfants dont le langage est réduit.

-          Ecoute/ Parole : Pas obligatoire mais si on ne participe pas on se ‘désolidarise’ du groupe (on va ailleurs faire une autre activité) et on ne dérange pas. Pour attendre son tour : le bâton de parole. Savoir également que l’enfant apprend à grandir, apprend à écouter. Ce n’est pas gagné pour tous. Beaucoup de patience…

-          Sujets de discussion : soit libre, soit avec un objet rapporté de la maison, soit avec un livre lu,… Laisser faire l’imagination des enfants. J

-          Pour la durée du Quoi de neuf ? : idée du minuteur (distance avec l’enseignant(e)) ou du gardien du temps qui surveille la grande aiguille de la pendule. Cela peut également être un grand sablier ou un petit sablier à retourner (par exemple) 5 fois (un élève fait un petit bâton au tableau à chaque ‘retournement’ par exemple).

-          Il peut y avoir un élève (ou plusieurs) responsable du tour de parole (qui surveille le respect des règles, etc.).

Rituels

-          Comme dans toutes les classes de maternelle, les rituels sont importants. Ils aident l’enfant à se structurer dans le temps car ce petit moment est fait tous les jours au même moment. C’est un ‘repère’.

-          La date (jour, date, mois, étiquettes, différentes écritures), les calendriers divers et variés (multiplier les supports avec un calendrier ‘en colonnes’ avec des cases par jour sur un mois, un éphéméride,…) , les présents/absents (compter, reconnaître le nombre sur la file numérique, combien nous sommes d’habitude ? Combien d’absents ? Introduction à la notion de soustraction…), la météo (petits dessin-symbole, discussions quand le ciel ne met pas tout le monde d’accord, aller voir la température sur un thermomètre extérieur et la noter pour comparer, jour après jour par exemple, etc. …)

-          Penser à varier la ‘forme’ de temps en temps.

Réunion

Moment de présentation de la journée, des projets en cours, de l’emploi du temps (qui peut être symbolisé au tableau). Moment collectif obligatoirement.

Rappel des consignes éventuel. Inscriptions éventuelles dans des ateliers ‘libres’.

Plan de travail / Pochette contrat :

-          Le plan de Travail de travail peut prendre plusieurs formes. A chacun de l’adapter à sa personnalité et sa classe, ses élèves.

-          Il peut se symboliser par une roue au mur : un groupe de couleur devant une activité. On tourne la roue chaque jour ou deux fois par jour… Chaque groupe passe à toutes les activités (dès la petite section)

-          Un grand tableau à double entrée (plutôt pour les moyens et les grands) avec d’un côté la liste des élèves (éventuellement leur photo) et de l’autre les icônes et/ou noms des activités possibles. Les enfants cochent la ou les croix des activités qu’ils souhaitent faire (cela peut aussi être un rond quand je prévois et une croix dans le rond quand j’ai fait).

-          Un grand tableau à double entrée avec toutes les activités listées et le nombre de places disponibles à chaque fois symbolisé (soit avec des bonhommes soit avec le nombre et/ou la main, le dé,…). Les enfants viennent mettre leur étiquette (prénom et/ou photo sous (ou à côté) de l’activité choisie. Quand il n’y a plus de place, on cherche autre chose. Possibilité d’un support aimanté avec étiquettes aimantées (les bandes magnétiques autocollantes se vendent sur les catalogues scolaires), possibilité d’un support en feutrine avec les étiquettes auto agrippantes (cf. une mercerie), possibilité d’un tableau avec pochettes transparentes, possibilité d’un tableau en bois avec des clous où poser les étiquette (trouées),…

-          Passer du plan de travail mural à un plan de travail sur feuille. L’idéal : garder les mêmes icônes et un présentation quasi-similaire. Long travail de repérage dans l’espace pour y arriver…

-          Pochette contrat : Fiches (correspondant à une activité déjà faite, connue) à faire pour la semaine, 10 jours ou deux semaines. Consignes codées par des logos. Les consignes sont données et expliquées (et reformulées) en début de période. Ensuite, l’enfant range ses feuilles dans une pochette à élastiques 3 rabats. Il fera ses feuilles pendant les moments d’autonomie. En cas de problème de souvenir de la consigne, le logo aide à s’en souvenir. Sinon demander d’abord l’aide d’un copain ou de son tuteur. En dernier recours demander à l’ATSEM ou à l’enseignant(e). Cette forme de travail permet de gérer l’hétérogénéité et de donner du travail aux enfants en fonction de leur niveau et de leur développement.

Ateliers en autonomie : outils

-          Divers ateliers peuvent être installés dans la classe en fonction des moyens et des outils de celle-ci. D’autres peuvent être apportés et installés par l’enseignant(e) (matériel perso et/ou emprunté).

-          On peut séparer des moments pour les ateliers ‘bruyants’ (dinette, poupée, marchande, voitures, légos et autres jeux de construction, éveil musical avec des petits instruments mis à disposition, déguisements, théâtre de marionnettes, piscine à balles en plastiques… ) et des moments pour les ateliers ‘calmes’ (puzzles, fichiers, bibliothèque, coins écoutes, arts plastiques, pâte à modeler, poterie, ordinateur(s), jeux de société, maths naturelles, lire-écrire, logico, véritech, lettres-tampons, tampons divers, ardoises à craies ou à feutres, ardoises magnétiques, bas à semoule, sable ou eau…) (sauf si on a la chance d’avoir une grande classe avec éventuellement une pièce avoisinante… J Exemple : le dortoir libre le matin en petite section).

-          A noter : des outils très intéressants chez PEMF (fichiers lire et maths + des livres très bien faits), chez Accès (avec aussi des jeux de la collection ‘chenelière’ tels que LOGIX, ARCHITEK,…)

-          Possibilité de demander  à des parents volontaires de venir animer un atelier ‘lecture de conte’, ‘cuisine, ‘jeux de société’, ‘récit de conte’, danse’, ‘explication de son travail ou de sa passion’, etc.

Correspondants

-          Avoir des correspondants scolaires est un excellent moyen de donner du sens à l’apprentissage du lire-écrire. Forte motivation.

-          De préférence d’un âge similaire et d’un quartier différent (ville/campagne – France/étranger ou département d’outremer - …). Cela peut aussi être sympa d’avoir une classe avec Internet (et d’en être équipés également) pour l’envoi de mails, pièces jointes…

-          On peut avoir plusieurs classes avec lesquelles correspondre à condition de ne pas se disperser (2-3 maximum a priori)

-          Cela permet des lettres collectives (dictée à l’adulte) puis des lettres individuelles (pour les grandes sections) avec aide l’adulte.

-          Envoi de travaux de classes, de productions plastiques, d’objets fabriqués, de photos, d’histoires inventées, de cassettes audios, de cassettes vidéos, de ‘trésors’  (exemple : les feuilles d’automne de notre cour de récréation pour comparer avec les votres…), du journal de classe s’il y en a un, etc. etc.

-          Afficher l’adresse de notre classe et l’adresse des corres’ dans la classe si on veut écrire ‘spontanément’ (G.S.).

-          L’idéal (quand c’est possible) : arriver à se rencontrer ‘en vrai’ en fin d’année uniquement (pour garder la stimulation, le désir, l’envie d’écrire et de lire…).

Journal de classe

-          Faire un journal de classe est tout à fait possible.

-          Il peut prendre différentes formes (feuille A3, feuille A4 ou cahier maxi format 24x32 par exemple…) et être plus ou moins régulier (semaine, quinze jours, mois, deux mois,...)

-          Il peut être écrit par l’enseignant(e) en dictée à l’adulte (P.S.) ou écris par les enfants eux-mêmes (recopier un texte, le taper sur traitement de texte et l’imprimer, l’écrire avec des lettres-tampons ou une imprimerie si l’école en est équipée,…). Cela peut être fait sur des petites feuilles de couleur et/ou décorés avec des cadres en graphisme. Les enfants illustrent eux-même leur journal, on peut y introduire des images, des photos, des empreintes, etc. Laisser faire l’imagination des élèves.

-          Le journal peut, soit être photocopié et distribué à chaque élève (ou collé dans leur cahier de vie) soit rester en classe sur un support ouvert à tous et notamment aux parents (occasion de les faire rentrer dans la classe et de laisser à l’enfant expliquer le travail qui a été fait).

-          Il peut être distribué dans les autres classes de l’école, aux correspondants, aux ‘grands’ de l’école élémentaire (Ce n’est pas toujours aux ‘grands’ de venir nous lire une histoire, nous aussi, en maternelle, on peut apporter notre travail… J)

-          Le contenu : histoires inventées ou vraies, recherche documentaire (sur l’élevage, une observation faite,…), parler d’un livre lu, parler d’une sortie scolaire (au jardin municipal, au marché, chez les pompiers, le boulanger, à la piscine…), des correspondants, d’un jeu qu’on aime bien ou qu’on n’aime pas, d’une œuvre musicale ou plastique, etc. etc.

Cahier de vie

-          Il peut être individuel et/ou collectif (dans ce cas c’est un peu le principe du journal de classe mais, souvent, avec moins d’investissement personnel dans le lire-écrire de la part des enfants).

-          Individuel il permet une liaison entre l’école et la maison. Demander aux parents (dans la mesure du possible) de ‘jouer le jeu’. Cela peut également être un support de langage pour le Quoi de neuf ? ou un atelier de langue plus restreint voire en binôme avec l’enseignant(e) quand l’enfant est extrêmement timide.

-          On y colle/écrit tout ce qui concerne les moments importants (pour l’enfant) dans sa journée de classe ou à la maison (le beau dessin, la chanson apprise aujourd’hui, une photo, le ticket du manège, la lettre du cousin, etc.…)

Elevages

-          Avoir des animaux en classe est un excellent moyen d’introduire du langage, de l’écriture, des recherches en B.C.D., etc.

-          Bien vérifier avant qu’aucun enfant n’a une allergie envers cet animal, prévenir les parents.

-          Avoir une hygiène irréprochable (changer la litière chaque jour si besoin, bien nettoyer, surveiller de près si les enfant touchent les animaux, etc.)

-          Les animaux que l’on peut souvent voir dans une classe : poissons, escargots, têtards, phasmes, lapins (attention, nombreuses allergies !), gerbilles, hamsters,…

-          C’est un bon support pour la découverte du vivant et un moyen d’aide à la socialisation et à l’éveil pour de nombreux enfants.

-          On peut mettre des enfants ‘responsables’ de la nourriture, de l’eau, du signalement à l’enseignant(e) pour changer l’eau de l’aquarium, la litière, pour surveiller/expliquer aux autres enfants qui observent,  etc.

Arts

-          Un atelier ‘arts plastique’ peut être mis en place de manière permanente dans la classe.

-          Sur Montpellier et pour toutes les écoles du département il y a un centre de ressources très complet : Le point Art. On peut y emprunter des reproductions d’œuvres, des diapositives, des livres, des CD-Roms… Sur place une enseignante est là pour vous renseigner,vous aider, vous guider si besoin. Les documents peuvent être empruntés sur place ou être livrés pour les écoles éloignées du département. Téléphoner pour savoir comment ça fonctionne. L’abonnement annuel est minime sur un budget d’école. Ca vaut vraiment le coût !

-          On peut avoir des reproductions, docs, etc. dans la classe pour que les enfants ‘s’imprègnent’ des travaux d’artistes.

-          Les enfants peuvent choisir une œuvre au chois et vouloir faire un travail en s’en inspirant.

-          On peut aussi ‘préparer le terrain’ en choisissant de ne leur mettre à disposition que des œuvres sur un thème, une technique ou un artiste.

-          Les arts peuvent aussi se faire de manière complètement ‘instinctive’ en laissant les enfants produire autant qu’ils veulent avec outils et supports désirés (ou imposer un support ou un outil). On peut avoir de belles surprises (des rapprochements frappants avec des artistes).

-          Les deux approchent sont complémentaires.

-          Au niveau musical il en est de même : on peut laisser les enfants explorer les instruments de musique et produire seuls des ‘musiques’, on peut aussi les aider, les guider,…

-          Si cela est possible, avoir un poste et écouter diverses musiques de manière soit autonome (en coin écoute) soit de manière collective.

-          Il est bien pour les enfants de pouvoir s’exprimer suite à une écoute (j’aime, j’aime pas, cela me fait penser à…, etc.)

-          Les observations d’œuvres ou les écoutes musicales peuvent déboucher sur de belles productions écrites ou artistiques, des histoires, etc. (à tout âge).

Découverte du monde

-          La découverte du monde se fait à tout moment et dans pleins d’occasion (rituels, sorties, élevages, sport, ateliers, …)

-          Toutes les activités sont prétexte à grandir et à apprendre à se repérer dans le temps et l’espace, à apprendre sur le vivant, la matière les nouvelles technologies…

Maths naturelles

-          un atelier ‘maths’ peut aider aux maths naturelles (En plus de toutes les activités de classe qui apprennent concrètement à compter, dénombrer, faire des petites opérations,…).

-          Il peut être équipé de divers outils tels que des dés, des dominos, des bouchons de bouteilles, des allumettes (sans le bout en soufre…), des boîtes de différentes tailles, des tangrams, des planches à clous (il en existe en plastique chez Celda), des jetons, des balances, des mètres, règles, des pendules, des volumes en plastique ou en bois, des files numériques, des jeux de sociétés tels que petits chevaux, jeu de l’oie, des jeux de mémory avec les nombres sous différentes formes (nombres, constellations, doigts, additions simples, objets, en lettres…) … L’imagination est quasi sans fin… Tout peut être prétexte à compter, calculer (carreaux au sol, carreaux aux vitres, porte-manteaux, crayons, gobelets du goûter, poupées…).

Test des J Magazine

-          Il est possible de demander à tester le magazine (éditer par les éditions PEMF) ‘J Magazine’ (fait pare et pour les enfants de maternelle/CP/CE1).

-          On peut soir voter pour le choix d’histoires, de poésies, etc., soit tester des recettes, des constructions d’objets, soit illustrer des histoires,… On peut aussi proposer des travaux de classe pour le magazine.

-          Ne s’inscrire que si l’on est vraiment motivé et relativement ‘assidus’.

-          L’idéal est de s’abonner au magazine pour suivre le retour des votes, travaux, propositions…

-          Contact : Martine Buton : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Feux tricolores

-         

R

 

Afin de ‘contrôler’ le niveau sonore de la classe il existe ce système de feux tricolores.

-         

J

 

Le principe : afficher au tableau trois disques des trois couleurs de feux : rouge, jaune ou orange et vert. En face du disque ‘du moment’ soit un met une pince à linge, soit on dessine une flèche au tableau.

-         

V

 

Le feu rouge : silence. On écoute celui qui parle (que ce soit l’enseignant(e) ou un élève). Il faut lever la main pour demander la parole et attendre son tour.

-          Le feu jaune ou orange : un a le droit de chuchoter pour un travail de groupe ou demander de l’aide d’un tuteur, expliquer,… On ne doit pas gêner les autres.

-           Le feu vert : on peut parler normalement (sans crier). C’est, par exemple, le moment des ateliers ‘bruyants’, de l’accueil,…

Ceintures de comportement

-          Il est difficile de mettre en place des ceintures de comportement en maternelle car les enfants mettent beaucoup de temps à grandir.

-          Une ceinture donne un droit supplémentaire

-          Mais mettre un code à trois couleurs (par exemple) est possible : Je n’ai pas encore ‘grandi’, j’attends : pas de ceinture. / Je ne suis pas violent (ni geste ni parole), je peux avoir un métier ou une responsabilité ‘important(e) / En plus, je sais respecter mon tour de parole et les feux tricolore, je peux être donneur de parole / En plus, j’aide mes camarades, je peux être tuteur.

-          On peut aussi avoir recours à une ‘fleur de comportement’ : à chaque fois que je sais faire quelque de chose de nouveau, à chaque fois que j’ai grandi, je colorie une nouvelle case. Je me ‘vois’ grandir. (cf. Evaluation)

Tutorat

-          Le tutorat est possible dès la maternelle.

-          Bien expliquer ce que c’est qu’aider : Ce n’est pas faire à la place ni donner la solution. C’est, par exemple, ré-expliquer la consigne et, éventuellement, expliquer comment faire pour trouve la solution.

-          Ce n’est pas évident en maternelle mais au début, l’enfant peut demander de l’aide à la maîtresse ou à l’ATSEM pour pouvoir agir ‘par imitation’ par exemple.

-          Ce qui est important : chaque enfant a la possibilité d’être ‘tuteur’ car chacun est ‘plus fort’ dans un domaine, quel qu’il soit. On ne parle pas que des domaines ‘scolaires’. Par exemple : fermer ses chaussures, boutonner son blouson, faire du toboggan, pédaler sur le tricycle, faire une galipette,… Mettre en avant chaque chose positive pour tous.

Prise de ‘température’ de la journée/ Bilan ‘météo’ de la journée

-          En fin de journée ou de demi-journée pour des petits on peut faire un petit bilan.

-          Le principe :

  • Main ouverte, paume en avant c’est le soleil (tout va bien)
  • Main fermée c’est le nuage (ça va moyen…)
  • Main ouverte main penchée vers le bas, doigts ‘en bas’ c’est la pluie (ça ne va pas du tout)

-          Les enfants ne sont pas obligés de se justifier mais ils peuvent le faire s’ils le souhaitent.

-          Il faut savoir que certains enfants ‘copient le copain’, d’autres se mettent systématiquement en opposition avec l’avis général, etc. C’est une manière de grandir aussi. J

Evaluation (brevets, ceintures, fleurs…)

-          L’évaluation en maternelle peut prendre plusieurs formes. Au choix de l’école, de son projet et des enseignants…

-          Pour les évaluations ‘de tous les jours’ on peut garder un mode ‘traditionnel’ (les têtes de bonhommes : sourire, moyen, pas content ; les codes couleurs : vert, jaune, rouge ; …)

-          Pour les évaluations sommatives (et même ‘de tous les jours’ si on le désire) on peut adopter des brevets ou des ceintures (à fabriquer avec ses collègues dans l’idéal…).

-          Un exemple d’évaluation vu à l’école ‘La calendrette’ : les fleurs. La fleur (dessinée sur une grande feuille) est séparée en diverses cases qui représentent chacune une compétence. On colorie la nouvelle compétence acquise au fur et à mesure, l’enfant se voit grandir. Ces fleurs peuvent être soit affichées en classe, soit classées dans un porte-document consultable par l’enfant et ses parents à tout moment, par exemple.

Messages clairs/Conflits

-          Afin de régler la majorité des petits soucis/conflits les enfants peuvent avoir recours au ‘message clair’.

-          Le ‘message clair’ a été très bien détaillé et expliqué par Danièle Jasmin dans son ouvrage ‘La classe coopérative’ (édition Chenelière). (Note perso : excellent ouvrage)

-          Le message clair peut être positif ou négatif.

-          Il se déroule en trois temps :

  1. J’explique ce qu’il s’est passé (Quand tu t’es moqué de moi… / Quand tu m’as donné du goûter… /etc.)
  2. On explique le ressenti, les émotions, les sentiments (Cela m’a fait de la peine, cela m’a mis en colère, cela m’a fait très plaisir…)
  3. On demande si l’autre a bien compris (As-tu compris ?)

-          La majorité du temps les problèmes se règlent ainsi. ‘L’autre’ prend conscience de son geste et s’excuse si besoin. Des enfants peuvent aussi proposer une réparation (un dessin, se ranger deux par deux avec le copain ou la copine en question, l’aider à boutonner son blouson,…).

-          Si le problème ne règle pas le recours est alors la critique au Conseil.

-          Ces messages clairs ne marchent que pour des conflits ‘sans danger’. S’il y a violence, bien entendu, les enfants font appel aux enseignants.

-          Un message clair positif peut être complété par une félicitation ou un remerciement au Conseil. Par contre, une critique ne peut pas être reçue au Conseil s’il n’y pas eu de message clair avant pour tenter de trouver une solution.

Conseil

-          Le conseil peut être mis en place de la même manière qu’en élémentaire.

-          Il peut avoir lieu une ou deux fois par semaine (idéal 2 fois en maternelle). Ne pas excéder 20 à 30 minutes sinon les enfants perdent l’attention.

-          Il est géré par des ‘maîtres-mots’. Il y a un président, un donneur de parole et un secrétaire (en maternelle, c’est l’enseigant(e) J).

-          Il permet aux enfant de s’exprimer selon 3 temps importants : les félicitations/remerciements, les critiques (uniquement celles qui n’ont pas trouvées de solution par un message clair. S’il n’y a pas eu de message clair on ne l’écoute pas) et les propositions/projets de classe.

-          Pour gérer et préparer ces trois moments il peut y avoir un lieu dans la classe avec, soit un tableau d’affichage (avec 3 colonnes de 3 couleurs différentes) soit 3 petites boîtes de couleurs différentes. L’enfant peut afficher ou mettre dans la petite boîte qui convient sa photo (photocopiée) ou son prénom pour se souvenir qu’il voulait dire quelque chose. Cela peut aussi être : j’écris mon prénom et je le souligne et j’écris le prénom du copain ou de la copine dont je veux parler et je l’entoure (ou je ne fais rien). (plutôt en G.S.). On peut aussi prendre les messages des enfants en dictée à l’adulte. Au choix…

-          Cela peut être le moment de la prise de température de l’ambiance de classe (soleil, nuage, pluie avec sa main…). Ceux qui veulent peuvent s’expliquer.

Métiers/Responsabilités

-          Chaque enfant peut avoir s’il le désir un ou plusieurs ‘métiers’ (pouvant aussi être appelé ‘responsabilité’ selon la tâche à faire).

-          En principe les enfants en sont très friands.

-          Idées de métiers (les enfants en trouvent beaucoup aussi…) : portier, rideaux/volets, effacer le tableau, ranger les livres de la bibliothèque, distribuer les cahier ou crayons…, allumer/éteindre l’ordinateur, donner à manger aux animaux de l’élevage, vérifier que les jeux sont rangés, chef de rang, aider à laver les tables après le goûter, arroser les plantes, etc.

Monnaie

-          La monnaie intérieure à la classe peut être mise en place dès la petit section.

-          Elle consiste à ‘rémunérer’ l’enfant pour un travail fait (juste ou faux, peu importe) ou un métier/une responsabilité.

-          Cette monnaie sert à payer les infractions à la loi.

-          Elle permet une mise à distance. Ce n’est plus une relation enfant-enseignant(e) mais une relation en triptyque enfant-monnaie-enseignant(e).

-          En fin de semaine on fait le compte des + et des – et on donne son ‘salaire’ à l’enfant (belle activité de ‘comptage’ très motivante pour l’enfant).

-          Avec ce ‘salaire’ l’enfant peut acheter des objets au ‘marché de classe’.

-          Le ‘marché de classe’ est organisé par les enfants et par l’enseignant. Ceux qui veulent vendre quelque chose montent un ‘stand’ et fixe les prix.

-          Les objets mis en vente sont des objets fabriqués ou construits par l’enfant lui même (dessin, maquette, pliage,…) ou un objet ‘sans valeur’ (genre jouet en plastique gagné dans un œuf en chocolat…).

Ateliers philo

-          Les ateliers philo sont possibles dès la maternelle. Il existe des documents et des recherches faites à ce sujet.

-          Un site Internet donné sur la revue pour enfants ‘Pomme d’Api’ : http://agsas.free.fr/home.htm

-          Cf. document joint sur ‘la philosophie en maternelle’.

Géraldine Gauthier

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