La pédagogie du travail

La valeur « Travail », c’est une activité qui nous transforme. Le moteur principal du Travail c'est la curiosité, ce n'est ni l'argent ni la récompense. Cette curiosité intellectuelle qui nous ouvre des portes inconnues et qui nous façonne par les chemins qu'elle nous fait emprunter.

Le plaisir est présent dans le Travail et la difficulté aussi, la douleur pourquoi pas, mais au final, c'est toujours ce que l'on va en apprendre qui nous fera grandir, et ce tout au long de notre vie. C'est le principe même de la pédagogie du travail, prônée par Freinet, utiliser la curiosité naturelle des enfants, celle qui les pousse à explorer, comprendre, connaître, rencontrer.

La plupart des pratiques scolaires nie cette curiosité de l'enfant en l'installant dans des fonctionnements (bon élève, mauvais élève, agité, scientifique, littéraire …) catégorisant, marquant l’enfant d’un tatouage, en proposant l'apprentissage d'outils comme une fin en soi (faire l'orthographe pour faire de l'orthographe, et non pour être compris) et essaient de faire passer pour des jeux, parce que ludique c'est bien (soi-disant) ce qui n'est qu'apprentissage de techniques. L’enfant ainsi dirigé, se soumet ou se rebelle, n’apprend pas à se découvrir mais à se conformer, il est moulé, il est floué, il perd confiance.

« Ce n’est pas le jeu qui est naturel à l’enfant, mais le travail. » Invariant n° 10 ter de la pédagogie Freinet.

L’enfant recherche ce qui est authentique. C’est à dire ce qui apporte du sens à sa vie, ce qui le transforme, ce qui l’aide à se connaître

Et alors à l'école comment faire ? Permettre à l'élève de créer, de mener à bien une création de bout en bout ou l’abandonner, tester et analyser. Il saura qu'il a besoin d'outils pour cela et il acceptera de les peaufiner, comme le chasseur perfectionna sa pierre taillée, petit à petit.

Les enfants accèdent plus ou moins à cette curiosité de l’esprit : en fonction de leur degré de soumission au système, plus ils grandissent, moins ils y ont accès. C’est le fonctionnement que décrit Serge Boimare dans son livre : « Ces enfants empêchés de penser ». Il invite à réinstaller cette confiance qui implique l’enfant davantage dans sa propre vie. Donner à l’enfant du pouvoir sur sa vie, c’est l’aider à grandir en apprenant à se découvrir, lui, en tant que personne. C’est le rôle que jouent les institutions dans la classe coopérative : conseils, temps de paroles, choix des activités, plan de travail, entre-aide, tutorat, marché de connaissances.

Cédric Serres

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