Difficultés scolaires : Coopérons !

"…Ce que le maître instaure par son discours c’est un élève et c’est encore trop souvent par le discours de l’institution qu’il assoit sa légitimité...

  ...Car par un étrange retournement sémantique, les difficultés du maître à imposer son discours vont devenir celles des élèves à s’y inscrire. Tout se passe comme si les écarts à la demande magistrale étaient d’abord repérés comme des déficiences, défiant la science de l’enseignant...."

Bien entendu on se trouve là dans une relation des plus figée, des plus traditionnelle qui est également la plus fréquente. Il faut le savoir et soi-même s'y repérer, comme il est nécessaire tout autant de repérer la réalité de la difficulté d'un enfant. Que signifie repérer et que peut-on y faire, en faire ? Mais dans nos classes qu'advient-il de ces enfants et de leurs difficultés dans une dynamique de projets personnels, de projets de vie, dans un contexte de coopération, avec les cadres des lieux de parole et le support des techniques ? Qu'advient-il si le désir de savoir n'est jamais remplacé par le devoir de savoir, si ce désir est partagé ? que se passe-t-il pour un enfant dont la parole est accueillie, s'il est reçu dans sa vérité ? 

Jean Claude Aparisi 

Si la classe coopérative permet aux élèves de travailler en s'aidant ou en s'entraidant, qu'est-ce que ces pratiques de la coopération induisent sur ce que les élèves apprennent ? C'est tout le sens de l'activité de la pédagogie. Parmi tous les élèves, il en existe certains, parfois nombreux, qui ne parviennent pas à comprendre ce que l'enseignant leur explique, ce que les consignes spécifient, ce que les supports du rapport au savoir signifient. Il peut s'agir d'enfants ou d'adolescents qui sont porteurs de troubles cognitifs identifiés (ou identifiables), mais également d'élèves qui à ce moment là ne comprennent du premier coup. 
Si l'on part du principe qu'un étiquetage stigmatisant de la difficulté peut conduire à générer un sentiment d'incompétence, alors il est difficile d'accompagner la difficulté sans alourdir les obstacles que ces élèves rencontrent. 
Que proposent les organisations coopératives des classes pour ces élèves qui ne parviennent pas à comprendre du premier coup ? 
Quelles réponses les enseignants apportent de manière à ce que "rencontrer des difficultés" ne se traduise pas par "se sentir en difficulté" ? 
En quoi la coopération peut correspondre à une forme pédagogique en mesure d'aider des élèves sans les dévaloriser ? 
Sylvain Connac

 

 

 3 présentations de classe :

Présenter sa classe permet d’adopter une attitude réflexive sur son travail, d’entrer dans une véritable posture professionnelle. Tous ceux que nous avons entendu en témoignent et vantent les bienfaits de ce travail d’analyse et de construction. Il n'est pas question de présenter une classe idéale, mais d'ouvrir des possibles.
 
 
classe maternelle : Camille 
classe  Cycle 3 : Véronique   
classe Collège : Marc

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